En septembre 2026, 156 629 voitures neuves ont été immatriculées en France, en hausse de 11,6 % sur un an selon la Plateforme automobile (PFA) et les données AAA-Data. Derrière ce rebond du marché se cache une bascule plus profonde : l’électrique est en train de rattraper l’hybride, tandis que les motorisations thermiques poursuivent un recul marqué.
L’hybride encore devant, l’électrique sur ses talons
Sur le seul mois de septembre, les voitures hybrides conservent la première place avec 43 % des ventes de neuf, contre 42 % pour l’électrique : l’écart n’est plus que d’un point. Sur les neuf premiers mois de l’année, l’électrique pèse désormais 31,37 % des immatriculations, contre 18,25 % un an plus tôt, soit un gain de plus de 13 points en douze mois.
Le thermique en chute libre
À l’inverse, les motorisations essence et diesel reculent nettement : -39 % pour l’essence, -62 % pour le diesel sur la période. Seul le GPL fait exception, avec une progression de 23 %, porté par des automobilistes cherchant à limiter leur facture de carburant.
Les particuliers, moteur du marché
Ce dynamisme tient en grande partie aux achats des particuliers, en hausse de 27 %, soutenus par le leasing social et le bonus lié aux Certificats d’économies d’énergie (CEE). Un mouvement qui prolonge celui déjà observé sur le marché de l’électrique d’occasion, où une nouvelle prime sans condition de revenus a été mise en place en 2026, et confirme le tournant vers l’abordable amorcé par les constructeurs sur le segment électrique.
Occasion : moins de ventes, plus d’électrique
Le marché de l’occasion suit une logique différente : 435 236 transactions ont été enregistrées, en baisse de 5 %. Mais dans ce total, les voitures électriques d’occasion progressent de 32 %, preuve que le parc roulant électrique commence à irriguer aussi le marché du véhicule déjà utilisé.
Ce que ça change pour les automobilistes
- Le choix entre hybride et électrique neuf se resserre : l’écart de prix et d’autonomie compte désormais plus que la technologie elle-même.
- Les motorisations essence et diesel restent disponibles, mais leur revente pourrait continuer à se tasser à mesure que la demande recule.
- Le budget auto reste à mettre en perspective avec le contexte du crédit, qui remonte légèrement comme sur le marché de l’immobilier ancien, un signal utile avant de financer un achat important.
- L’occasion électrique devient une option crédible pour qui veut franchir le pas sans acheter neuf.
Questions fréquentes
L’électrique a-t-il dépassé l’hybride en France en 2026 ?
Pas encore tout à fait : en septembre 2026, l’hybride reste en tête avec 43 % des ventes de neuf contre 42 % pour l’électrique, un écart devenu très faible.
Pourquoi les ventes de voitures diesel reculent-elles autant ?
Le diesel recule de 62 % sur la période, les automobilistes se détournant de cette motorisation au profit de l’hybride, de l’électrique et, dans une moindre mesure, du GPL.
Le marché de l’occasion électrique est-il en croissance ?
Oui : alors que les transactions d’occasion reculent globalement de 5 %, les ventes de voitures électriques d’occasion progressent de 32 % sur la même période.
Sources
AAA-Data —
Boursorama —
PFA Auto
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