Le marché de l’immobilier ancien traverse une rentrée 2026 contrastée : les prix continuent de reculer sur la majorité du territoire, les ventes ralentissent, et les taux de crédit repartent légèrement à la hausse après des mois de stabilité. Trois indicateurs suivis par les professionnels racontent la même histoire, avec des nuances qui comptent pour qui veut acheter ou vendre dans les prochains mois.
Des prix toujours orientés à la baisse
Selon l’indice Notaires-Insee, référence officielle du marché, les prix des logements anciens ont reculé de 1 % sur un an au deuxième trimestre 2026, après une hausse modérée en 2025. Le repli est porté par les maisons individuelles (-0,9 %), tandis que les appartements résistent mieux (-0,3 %). Ces chiffres, publiés début septembre par les notaires, confirment une correction qui touche surtout les grandes métropoles, alors que plusieurs villes moyennes à fort tissu universitaire — Rennes, Toulouse, Montpellier ou encore Strasbourg — affichent une reprise des transactions plus rapide que la moyenne nationale.
Les disparités régionales restent fortes : certains marchés littoraux résistent bien, portés par une demande touristique et résidentielle constante, quand plusieurs grandes métropoles poursuivent leur ajustement après plusieurs années de hausse ininterrompue. En Île-de-France, la tendance est plus stable qu’ailleurs : les appartements parisiens affichent une légère progression sur un an, signe que la correction n’est pas uniforme.
Moins de ventes qu’en 2025
Sur le volume, les avis divergent légèrement selon les observateurs, ce qui illustre à quel point le marché reste incertain. La Fnaim, qui représente les agents immobiliers, a revu ses prévisions à la baisse et attend désormais environ 900 000 ventes de logements anciens sur l’ensemble de 2026, soit près de 5 % de moins qu’en 2025. Les portails SeLoger et MeilleursAgents restent un peu plus optimistes, avec une estimation proche de 955 000 transactions. Dans les deux cas, le volume reste loin des standards recensés avant la remontée des taux de crédit de ces dernières années.
Le crédit immobilier reprend quelques dixièmes
Après plusieurs mois de stabilité, les taux de crédit immobilier repartent légèrement à la hausse à la rentrée. L’Observatoire Crédit Logement CSA relève un taux moyen proche de 3,3 %, tandis que le baromètre CAFPI publié début septembre situe la moyenne à 3,23 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et 3,53 % sur 25 ans. Une hausse encore modeste, mais qui s’ajoute à la prudence des banques et pèse sur le pouvoir d’achat immobilier des ménages, en particulier des primo-accédants.
Ce qui change concrètement pour les acheteurs
- Les négociations sont plus longues : les acheteurs comparent davantage et n’hésitent plus à faire baisser le prix affiché.
- La performance énergétique pèse désormais autant que la localisation : un bien classé DPE A ou B se vend plus vite et plus cher qu’un logement équivalent mais énergivore.
- Les villes moyennes bien desservies gagnent en attractivité face aux grandes métropoles, où les prix restent élevés malgré la correction.
- Un budget doit désormais intégrer une petite marge sur le taux de crédit, qui ne baisse plus après deux ans de détente progressive.
Pour approfondir vos démarches, la rubrique Habitat et Immobilier du site rassemble nos guides pratiques, et la rubrique Economie – Société permet de suivre l’actualité économique qui influence directement ces indicateurs. Quelques astuces pratiques aident aussi à préparer un dossier de financement solide avant de se lancer.
Questions fréquentes
Les prix de l’immobilier ancien vont-ils continuer à baisser ?
Aucun institut ne peut le garantir, mais la tendance observée depuis plusieurs trimestres et la remontée des taux obligataires laissent penser que la correction devrait se poursuivre, au moins dans les grandes métropoles, sans être uniforme sur tout le territoire.
Est-ce un bon moment pour acheter un logement ancien ?
Cela dépend surtout du projet personnel et de la durée de détention envisagée. Les professionnels notent que les acheteurs qui négocient sereinement et ciblent des biens bien classés au DPE trouvent aujourd’hui de meilleures conditions qu’il y a deux ans.
Pourquoi les taux de crédit remontent-ils alors que les prix baissent ?
Les taux de crédit suivent d’abord les marchés obligataires et la politique monétaire, pas directement les prix de l’immobilier. La hausse des taux d’Etat à long terme observée cet été explique en partie ce léger réajustement des banques.
Sources
Notaires de France – bilan et tendances du marché immobilier
Meilleurtaux – taux immobilier septembre 2026
Observatoire Crédit Logement CSA
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