Santé - Beauté

Cosmétiques : ce que change la nouvelle réglementation

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Illustration éditoriale de produits cosmétiques et de soin sur une étagère
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Votre crème de jour, votre mascara ou votre gel douche affichent, depuis cette année, une étiquette bien différente de celle d’il y a encore quelques mois. La réglementation cosmétique a changé en profondeur en France en 2026, sur trois fronts à la fois : les substances interdites, les allergènes à déclarer et les promesses écologiques autorisées sur l'emballage. Voici ce que cela change concrètement pour vos achats.

Les PFAS interdits dans les produits finis depuis janvier

Depuis le 1er janvier 2026, la loi n° 2025-188 interdit en France l’ajout intentionnel de PFAS — ces substances chimiques persistantes surnommées « polluants éternels » — dans les cosmétiques finis : soins de la peau, maquillage, produits capillaires, produits d’hygiène ou de rasage. Le texte fixe des seuils précis plutôt qu’une interdiction substance par substance : 25 ppb pour chaque PFAS pris individuellement, 250 ppb pour la somme des PFAS ciblés et de leurs précurseurs, et 50 ppm pour la totalité des PFAS si l’on inclut les polymères. L’interdiction couvre aussi bien la fabrication que l’importation, l’exportation et la mise sur le marché, ce qui inclut les produits venus de l’étranger.

Allergènes : la liste des substances à déclarer explose

Deuxième changement majeur, l’étiquetage des allergènes : la liste des substances devant obligatoirement figurer sur l'emballage passe de 26 à plus de 80, dès lors qu’elles sont présentes au-delà de seuils très faibles. Cette obligation s’applique aux nouveaux produits fabriqués depuis le 31 juillet 2026. Concrètement, un parfum ou une crème qui contenait auparavant une mention générique d’allergènes doit désormais détailler une liste beaucoup plus longue d’ingrédients odorants ou sensibilisants, ce qui donne au consommateur une information plus précise avant l’achat — un réflexe à adopter au même titre que la lecture d’une étiquette alimentaire avant de faire ses achats.

Fin des allégations écologiques non prouvées

Troisième volet, la fin du greenwashing sur les emballages. Les mentions comme « éco-responsable », « durable » ou « zéro impact » ne peuvent plus relever du simple argument marketing : toute allégation environnementale doit désormais s’appuyer sur une preuve vérifiable, sous peine de sanctions. Cette règle s’inscrit dans un mouvement plus large de transparence sur l’impact environnemental des produits de consommation courante, cosmétiques compris.

Ce que cela change dans le rayon beauté

  • Les fonds de teint, mascaras longue tenue ou eyeliners waterproof qui utilisaient des agents fluorés pour résister à l’eau doivent être reformulés ou retirés du marché s’ils dépassent les seuils de PFAS.
  • Les étiquettes deviennent plus longues et plus techniques : une liste d’allergènes élargie n’est pas un défaut du produit, mais une information renforcée.
  • Un argument « vert » sans preuve documentée doit désormais être regardé avec plus de méfiance qu’auparavant.

Questions fréquentes

Tous mes produits de beauté actuels sont-ils concernés ?

Les nouvelles règles d’étiquetage des allergènes s’appliquent aux produits fabriqués après le 31 juillet 2026 ; les anciens stocks déjà en rayon peuvent continuer à être écoulés selon les règles transitoires prévues par le texte.

Comment savoir si un produit contient des PFAS ?

Le fabricant doit respecter les seuils réglementaires définis par la loi n° 2025-188 ; en cas de doute, la liste INCI complète figurant sur l'emballage reste la référence pour identifier les ingrédients.

Une mention « éco-friendly » est-elle automatiquement interdite ?

Non, mais elle doit désormais être justifiée par une preuve vérifiable et non relever du seul argument marketing, conformément aux nouvelles règles anti-greenwashing.

Sources

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Marion Roussel
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