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Vacances : pourquoi de plus en plus de Français délaissent le restaurant pour le fait maison

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Étal de marché avec produits frais et panier de pique-nique en extérieur
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De plus en plus de Français renoncent à sortir au restaurant pendant leurs vacances au profit de repas faits maison. En cause : un budget vacances resserré et des additions jugées trop élevées, un phénomène confirmé par plusieurs études récentes et qui commence à se traduire par des difficultés concrètes pour les professionnels du secteur.

Un budget vacances resserré qui pousse au fait maison

Selon une étude Cofidis relayée par France 3, le budget moyen consacré aux vacances d’été par les Français s’établit à 1 748 euros en 2026, soit 287 euros de moins qu’en 2025. Pour compenser cette baisse, de nombreux vacanciers privilégient désormais les courses au marché, les traiteurs ou le pique-nique, jugés plus économiques qu’un repas au restaurant. Un rapport du cabinet Gira Conseil, publié fin mai 2026, confirme la tendance : la fréquentation de la restauration enregistre sa plus faible progression depuis la sortie de la crise sanitaire.

Une pression qui se répercute sur les professionnels

Ce changement d’habitudes n’est pas sans conséquence pour les restaurateurs. Selon les données du cabinet Altares, la restauration traditionnelle est devenue, au deuxième trimestre 2026, l’activité la plus touchée par les procédures collectives en France, toutes branches confondues, avec 997 défaillances enregistrées, en hausse de 6,4 % sur un an. La restauration rapide n’est pas épargnée non plus, avec 907 défaillances, soit une progression de 13,9 %. Au total, le secteur des cafés, hôtels et restaurants a comptabilisé 2 390 défaillances sur la période, en hausse de 9,5 %.

  • Budget vacances moyen 2026 : 1 748 € (-287 € vs 2025)
  • 997 défaillances en restauration traditionnelle au T2 2026 (+6,4 %)
  • 907 défaillances en restauration rapide au T2 2026 (+13,9 %)
  • 2 390 défaillances au total dans le secteur CHR au T2 2026 (+9,5 %)

Ce que cela change concrètement pour les consommateurs

Cette évolution se traduit par des arbitrages très concrets pendant les séjours estivaux. De plus en plus de foyers organisent leurs repas autour des marchés locaux, des produits de cuisine à préparer soi-même, ou font appel à des traiteurs pour les grandes occasions, réservant la sortie au restaurant à des moments plus rares et choisis. Cette recherche d’astuces pour alléger la note de vacances s’inscrit dans un contexte économique plus large, marqué par une vigilance accrue sur le pouvoir d’achat, un sujet suivi de près du côté de l’économie comme des professionnels de la restauration.

Questions fréquentes

Pourquoi les Français dépensent-ils moins au restaurant pendant leurs vacances ?

Le budget vacances moyen a reculé de 287 euros en 2026 par rapport à 2025, selon une étude Cofidis, ce qui pousse une partie des vacanciers à privilégier des repas faits maison, plus économiques qu’une sortie au restaurant.

Le secteur de la restauration est-il vraiment en difficulté en 2026 ?

Oui : selon Altares, la restauration traditionnelle est devenue au deuxième trimestre 2026 l’activité la plus touchée par les procédures collectives en France, avec 997 défaillances, soit une hausse de 6,4 % sur un an.

Quelles alternatives choisissent les vacanciers à la place du restaurant ?

Les courses au marché, les traiteurs et le pique-nique sont les options les plus citées, jugées plus économiques tout en conservant un côté convivial pour les repas de vacances.

Sources

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Salome
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